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Table ronde

Protocole du vivant

08.06 à 16h30


 

Programme 2018-2019

Nouveau programme, nouvelle saison !

La saison 2017/2018 s'achève... La rentrée culturelle ? Aponia est toujours aussi riche en propositions, en découvertes avec cette année de nouveaux commissaires invités, de nouveaux artistes sélectionnés et des oeuvres qui invitent le public dans un univers riche et divers.

Vincent Corpet, Caroline Lejeune, Eric Madeleine, Joël Person, Michel Gouéry, Constanza Piaggio, Marianne Pradier

Gilles Deleuze évoque le devenir animal, l’univers des bêtes
en le comparant à l’art : couleurs, chants, lignes (ou postures),
ce sont trois déterminants de l’univers des animaux, mais
aussi de l’Art. Pour le philosophe, l’animal est aux aguets
de ce qui va surgir, à l’instar de l’écrivain, de l’artiste.
Artaud disait : « j’écris pour les analphabètes » et Faulkner :
« pour les idiots », non pas pour que les analphabètes lisent,
mais à la place des analphabètes.
L’artiste crée un univers, marque un territoire, il pousse la
syntaxe jusqu’à une certaine limite, la limite qui sépare le
langage du non-langage, l’image de la non image. Les artistes
de ce projet explorent ces humanités animales.

Laurent Quénéhen, Commissaire d’exposition.
 

Chimène Denneulin

Le titre de cette exposition est un collage entre deux évènements qui ont eu lieu à plus d'un siècle d'écart.
Premièrement,Malévitch.
En 1915 à Saint Petersbourg, Kasimir Malevitch montre son premier carré noir dans l' "Exposition O.lO" qu'il organise. D'autres formes, noires ou de couleurs vives, sont également présentes dans l'ensemble de 39 tableaux qu'il expose. Plus tard, lorsqu'il enseignera à Vitebsk, il incitera ses étudiants à faire de la ville le support de leurs expériences artistiques, affiches, murs peints, tramways ... s'orneront de ces formes simples : des carrés noirs comme outils visuels qui symbolisent un monde nouveau.
Ensuite, une banderole. Celle déployée par les participants au Black bloc lors de la manifestation du 1er mai
2018 : "Le black bloc colore nos vies". Que veut dire cette phrase ? Il faut avoir vécu à Nantes ou à Rennes pour
appréhender ce que fut un phénomène massif (il s'est vu également à Paris ou dans d'autres villes mais dans une
moindre mesure) : des litres de peinture de couleur projetés sur les façades des banques, des bâtiments institutionnels (Mairie), sur les murs de la ville, dans un geste de révolte anti-capitaliste.
Les formes utilisées pour cette exposition sont directement empruntées au répertoire de Malévitch. Si j'ai utilisé des formes similaires auparavant, ici la citation est directe.
Avec les tableaux présentés ici, je cherche une mise en tension, un dialogue entre photographie et peinture abstraite.
Aussi, cette opération de collage, de masquage apparent ou de montage, travaille le regard : entre informations (de la photographie) et poésie visuelle (de la peinture), on passe de l'un à l'autre tout en sachant que l'un et l'autre s'échangent aussi leurs rôles.
Chimène Denneulin

DU 12 JANVIER AU 3 FEVRIER 2019/Annulée !

« Wuppertal »
VERNISSAGE
le 12 janvier
Exposition et Projection
Arnold Pasquier

Commissaire Laurent Quénéhen

Laurence Nicola fait corps avec la nature. C’est le lieu de rencontres incongrues avec les éléments qui l'entourent : des roches, des rochers, des matériaux divers.  Elle expérimente des associations de matières inédites et recrée des paysages à vivre, à observer, à ressentir. Elle nous fait découvrir ce que nous avions déjà vu sans jamais l’avoir regardé attentivement : des matériaux que nous utilisons pour la construction ou l’aménagement intérieur des appartements, elle les utilise autrement, les effeuille et nous pousse à scruter leurs dessous. Le polystyrène rencontre le papier, entouré par le silicone ou le plâtre, comparant mutuellement leurs aspects si friables.
Dans cette réunion de matériaux sont les grandes familles, les nobles : le bois avec sa forêt de dentelle, l’os dénudé, la pierre un peu cassante, le verre. Des minéraux sont mêmes là : les volumes du mica sur le mur. De la famille des silicates, il est l’un des constituants du granit. Le mica est en habit de parade, éblouissant, son nom vient du latin micare qui signifie briller, scintiller. Des feuillets de cristaux s’assemblent comme dans un bas relief et varient suivant la lumière, des reflets inédits apparaissent comme des étoiles filantes.
Les recherches de Laurence Nicola permettent une rencontre entre différents niveaux de la société des matériaux et des matières : céramique, silicone, pierre ; leurs origines se mélangent et l’on ne sait plus s’ils sont artificiels ou naturels. Elle permet des unions étonnantes : la porcelaine si fine et élégante s’acoquine au polystyrène, au plastique et parfois même à la pâte à modeler.
Dans ce monde que propose Laurence Nicola, les éléments ramenés du bord de l'eau sont des pièces à conviction : pierre polie, coquillage, bois noir calciné échoué sur le sable. Ainsi que des plastiques, polystyrènes que la nature  a assimilés, remodelés.
Ce sont des rituels de visites sur des lieux de prédilections comme Jean Dubuffet semblait le pratiquer : promenades régulières à la campagne d’où il ramenait des feuilles, du bois, des pierres. Avec ce travail régulier de rencontres fortuites, puis d’observation, de toucher des éléments ; les matières deviennent des œuvres polyvalentes : des ready-made naturels, des fétiches, des objets de rituels ou presque rien. Cela dépend essentiellement de leur contextualisation et de celui ou celle qui regarde.
« Les présents » sont une série photographique qui montre des gestes d'offrandes. Sur l’une d’entre elles, Laurence Nicola semble faire référence à une pièce de Louise Bourgeois : « Fillette », œuvre en latex qu’elle porte sous son bras, photographiée par Robert Mapplethorpe. C’est un bras féminin qui protège.
Le travail de Laurence Nicola pourrait également être associé aux expérimentations du poète Francis Ponge, notamment dans son livre : « Le parti pris des choses » où il brise le moule du déjà vu et renouvelle la perception des objets et des mots, c’est une poétisation de l’univers acquise par une observation précise et inédite.  
Les œuvres de Laurence Nicola sont des poèmes à traverser avec des incises de formes, des métaphores et des rimes riches, des insertions surprenantes entre des matières qui les plongent dans une sensualité animiste, un goût qui semble retourner vers les premières perceptions de l’enfance, du temps où rien n’était acquis, mais tout à découvrir, goûter, expérimenter.

Laurent Quénéhen

Stéphanie Vialles

Commissaire Alain Barret/Galerie Apostrophe Haute Marne (Chaumont)

DU 16 NOVEMBRE 2018 AU 19 JANVIER 2019

« Signaux » Aponia Hors les murs Librairie Galerie Apostrophe Chaumont

VERNISSAGE
le 16 novembre
Stéphanie Vialles

Commissaire Alain Barret

DU 6 AVRIL AU 28 AVRIL 2019

« La pensée de l'Ornithorynque »

VERNISSAGE
le 6 avril
Chloé Silbano / Véronique Boudier / Damien Cabanes

Commissaire Laurent Quénéhen

DU 24 MAI AU 13 JUILLET 2019

"Les rires seront suspects"

VERNISSAGE
le 24 mai
Marie-Cécile Marques

Commissaire Alain Barret

DU 1er AU 23 JUIN 2019

"Protocole du vivant"

VERNISSAGE
le 1er juin à partir de 17h

Jérémy Faivre, Julie Gagne, Joanna Wong

Performance le 1er juin
Cécile Hadj-Hassan (durant le vernissage)
Table ronde le 08.06.2019 à 16.30
Avec Anthony Masure (enseignant-chercheur en Design),
Lucas Faugère (modération)

Projection de portraits vidéo présentant la démarche respective des artistes conçus, réalisés par Hugues Montano.

APONIA
t +33 ( 01) 49 30 57 29

06 20 49 36 90

Contact : aponia@wanadoo.fr
www.aponia.fr

Samedi _ Dimanche
de 15h à 19h
Les autres jours
sur rendez-vous

Nos locaux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite
Accès _ RER A : Noisy le Grand Mont d'est
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Autoroute A4 : Sortie n° 8 Villiers sur Marne/centres commerciaux